SmartTHINGSclub du jeudi 23 mars 2017


EN ROUTE POUR LE VEHICULE CONNECTE AVEC LA PRE-5G  : 1ers PILOTES, SERVICES, SURETE, RUPTURES ECONOMIQUES…


Soirée débat et rencontres d’affaires avec :

 

- Julien MASSON, Head of Connected Car Vertical IoT & Analytics chez ORANGE, qui, dans le cadre de l'initiative "Towards 5G" conduit avec le groupe PSA et les équipementiers ERICSSON et QUALCOMM les premières expérimentations en France en matière de transport intelligent autour du véhicule connecté et d’une couverture réseau pré-5G. Performances réseaux en situation réelle, cas d’usages, cybersécurité de bout en bout, sûreté et autres services comme le paiement dans le cockpit (péage, carburant…) sont quelques unes des pistes suivies.

 

- Rémi BASTIEN, Directeur Prospective Véhicule Autonome chez RENAULT, et Président de la fondation VEDECOM, engagée dans le Plan Véhicule Autonome pour l’Industrie du Futur « Mobilité Ecologique » du gouvernement. A travers SCOOP@F, le projet d’expérimentation Car2X, Renault et PSA se concentrent sur les services essentiels à la sécurité routière (alerte chantiers, signalisation embarquée, collecte de données), et sur de nouveaux services (information sur le trafic, information multimodale), notamment pour permettre des tests croisés avec des projets similaires en Europe.

 

- Yvan GRAVIER, Directeur général de XEE-ELIOCITY, la start-up française qui transforme toute voiture en circulation en véhicule connecté via un boîtier et une plateforme ouverte de services qui adressent aussi bien la maintenance prédictive que l’économie collaborative et de partage automobile entre particuliers via des services tels que BLABLACAR, OUICAR, HEETCH, DRIVY…

 

- GROUPE PSA :  nom du speaker en attente de confirmation

 

 

Animation :

Eric MONTAGNE, Directeur du SMARTTHINGSCLUB, le think tank participatif, singulier et totalement indépendant sur les objets connectés et l'Internet of Things (IoT)

 

- Et au-delà des panélistes, les contributions des participants présents dans la salle, dirigeants de l’écosystème, collectivités, responsables de BU d’entreprises et fabricants d'objets connectés, une session au SmartTHINGSclub tenant plus de l’agora participative que de la table ronde au sens habituel.

 

Cette session est ouverte à tout professionnel sur inscription par mail (voir formulaire d’inscription en fin de message à la suite du descriptif) et bénéficie de tarifs valables pour toute organisation ainsi que de tarifs réservés aux startups et indépendants, aux agences de l’Etat et aux collectivités territoriales.

 

 

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ATTENTION NOMBRE DE PLACES LIMITEES

 

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 Contexte, cadrage et descriptif du débat

 

 

Coup d’accélérateur ces dernières semaines dans la course au véhicule connecté avec, en ligne de mire, l’avènement du véhicule « as a service » puis celui du modèle totalement autonome qu’il est désormais raisonnable d’espérer d’ici une dizaine d’années.

 

En effet les pilotes autour de réseaux « pré-5G » comme les partenariats entre constructeurs automobiles et géants de l’électronique et des télécoms se multiplient, signe que ce marché vient de franchir un cap. La super connectivité cellulaire est en effet l’une des clés de voûte du marché du véhicule « cognitif » pour garantir des communications fiables, sans latence, sans coutures et critiques entre véhicules formant une grappe en réseau. Seule la 5G offre pour l’heure cette promesse à l’échelle d’un réseau routier national voire continental. Mais son déploiement commercial n’interviendra qu’en 2020.

 

Après les initiatives individuelles des principaux fabricants de véhicules, des opérateurs télécoms et des géants du numérique tels que Google, Apple, Tesla ou Uber, l’heure est au « travailler ensemble » pour aller plus vite, plus loin et pour construire des écosystèmes capables de réinventer le monde du transport ; et un transport éminemment smart. Car le smartvehicle sera à l’automobile ce que le smartphone a été au téléphone : plus smart que téléphone, plus smart qu’automobile, c’est-à-dire un véhicule architecturé comme une plateforme de services bidirectionnels.

 

La 5G n’est pas encore disponible mais les premières expérimentations en matière de transport intelligent sont déjà en cours, à l’instar de celle menée par Orange, PSA, Ericsson et Qualcomm en France, et de bien d’autres aux quatre coins du monde.

 

En particulier, ces acteurs s’attachent à étudier différents scénarii d’usages dont l’un consiste pour un véhicule à alerter celui qui se situe derrière lui de la présence d'un objet sur la route. Un autre permet le signalement en temps réel de l'approche d'un véhicule de secours.

 

Ce début d’année 2017 est riche d’actualités. C’est dans les premiers jours de mars que le 3GPP, qui coordonne les organismes mondiaux de standardisation en télécommunications, a annoncé la release 14 LTE du standard C-V2X (C-V2X pour Cellular-Vehicle-to-Everything), une version des réseaux 4G dédiée aux véhicules connectés et à des scénarii opérationnels spécifiques, constituant donc l’antichambre de le 5G.

 

Audi, Vodafone et Huawei ont d’ailleurs profité de la tenue du Mobile World Congress 2017 de Barcelone, pour effectuer ces jours derniers la première démonstration sur circuit des possibilités promises par ce standard. Au programme, un véhicule connecté qui reçoit un flux vidéo d’un autre véhicule devant lui pour l’informer d’une autre section du trafic ou de flux entrants au niveau des intersections, des alertes relatives aux changements d’état des feux de signalisation, à la présence de piétons s’engageant sur leur voie, aux modifications intempestives des trajectoires des autres véhicules connectés…

 

En clair, le monde du transport intelligent se concentre désormais sur deux aspects clés : l’anticipation et la négociation face aux risques de la route.  Ces différentes expérimentations visent à déterminer en conditions réelles, c’est-à-dire avec un réseau complet couvrant une partie d’infrastructure routière sur laquelle circulent des véhicules d’essai, comment inventer et formaliser les communications V2X, c’est-à-dire les échanges de véhicule à véhicule ou de véhicule à piéton ou de véhicule à infrastructure… et plus largement demain de véhicule à everything (ville, commerces, autres objets connectés…) puisque ce dernier est appelé à jouer le rôle de plateforme mobile d’émission et de réception au sein d’un écosystème beaucoup plus large encore que celui du transport.

 

 

Du fantasme à la réalité et au pragmatisme

 

La connectivité a réellement une dimension structurante pour savoir sur quelle réalité on peut vraiment tabler après des années de spéculation et d'anticipation. Il ne s’agit pas seulement de valider de nouveaux services mais aussi de tester avec cette technologie pré-5G les capacités d’une infrastructure réseau à transmettre en temps réel de grandes quantités d’information, sans latence et de manière parfaitement intègre : la sûreté de la conduite connectée en dépend, celle des occupants du véhicule et celle des personnes et des biens qui se trouvent dans son périmètre de circulation.

 

Précision de la géolocalisation – l’objectif est de passer à l’échelle du centimètre -, collecte et traitement d’un déluge de données dans le cloud, mise à jour des logiciels embarqués, sécurisation des connexions sont aussi des points à investiguer. En particulier la cybersécurité sur toute la chaîne technique est l’un des points les plus sensibles pour rassurer la communauté restée quelque peu perplexe face aux problèmes rencontrés récemment par des constructeurs comme Tesla avec leurs véhicules connectés.

 

Au-delà c’est le concept de route intelligente ou plus exactement de route efficiente qui se pose avec une infrastructure réseau capable d’interactions avec l’infrastructure routière pour une meilleure gestion du trafic et une expérience de conduite à la fois meilleure et plus durable.

 

Mais à côté de cette boucle véhicule / infrastructure, le véhicule connecté c’est aussi la connectivité étendue de son conducteur via des plateformes d’applications ouvertes telles que la XeeStore. Grâce à son boîtier qui se branche sur la prise diagnostic de n’importe quel véhicule en circulation, la start-up Xee récupère les données du véhicule sur lesquelles sont développés des services que l’utilisateur reçoit sur son smartphone : consommation de carburant, entretien, usure des pièces, édition de notes de frais… mais aussi des services de coaching et d’amélioration de sa conduite (accélération, freinage, usage ou non des clignotants, etc.

 

 

La connectivité, un enabler pour l’économie du partage

 

Le premier bouquet de services intéresse au premier chef les  spécialistes de l'entretien et de la réparation comme Midas ou Norauto qui peuvent fidéliser le client et escompter des marges plus élevées. Mais aussi se prémunir d’une désintermédiation des constructeurs si demain, tout nouveau véhicule sortant de leurs chaînes est directement connecté au réseau de garagistes du fabricant.

 

Les assureurs sont aussi sur les rangs dès lors que ces données produites par le boîtier permettent de produire des statistiques sur le temps d’utilisation et le style de conduite de chaque conducteur.

 

Mais le deuxième bouquet de services sur la XeeStore, lui, répond à des usages totalement nouveaux et qui explosent, tels que la location de véhicules entre particuliers que proposent des plateformes comme Drivy ou OuiCar. En effet, connaître le comportement de conduite de celui qui a utilisé son propre véhicule, et le noter en conséquence revêt un intérêt primordial pour le loueur occasionnel.

 

Et ce n’est pas tout ! Des communautés de développeurs et des spécialistes de la domotique comme Imperihome adressent aussi via la XeeStore des services plus ou moins exotiques comme la possibilité d’activer l’alarme de son domicile depuis son véhicule, de dialoguer avec ce dernier en synthèse vocale ou d’enregistrer les trajets effectués par l'apprenti conducteur pour faciliter la conduite accompagnée (à l’instar de l’application à succès J'ACCélère).

 

En somme, à coté du caractère préventif voire prédictif appliqué au véhicule grâce à ce boîtier connecté et à sa plateforme cloud, c’est la dimension collaboratrice et communautaire qui risque fort de faire émerger la killer application de demain. Le véhicule « as a service » ou « as a platform » se profile et la main mise sur les données ressemble évidemment à une quête du graal pour tous les acteurs des écosystèmes de l’automobile et du numérique.

 

L’opérateur de réseau sera aussi très bien placé pour délivrer de nouveaux services « dans le cockpit ». Paiement automatique des péages autoroutiers sans équipement spécifique ou des pleins de carburant sans passer à la caisse (physique, il s'entend) sont quelques unes des pistes auxquelles réfléchissent des opérateurs comme Orange. Le développement d’Orange Bank n’est d’ailleurs pas étranger à ces nouveaux usages qui se profilent.

 

 

Où se dirige l’innovation en matière de services connectés ? Comment la voiture connectée peut-elle révolutionner le modèle économique de l’industrie automobile en même temps que transformer l’expérience du conducteur et, à terme, faire même disparaître la notion même de conducteur au sens où on la conçoit aujourd'hui ? Quelles convergences attendre entre connectivité (systèmes coopératifs, V2V ou V2I) et autonomie demain du véhicule ? Les visions, celle de Detroit, portée par l’industrie automobile, et celle de la Silicon Valley, défendue par les géants du numérique, sont-elles si opposées ou tendent-elles à faire émerger un consensus ?

 

Telles sont quelques unes des grandes questions que nous aborderons dans ce débat avec des experts en avance de phase sur le véhicule connecté.

 

 

Eric Montagne, SmartTHINGSclub - 12 mars 2017

 

 

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